BIEN-CH pour le revenu de base

Elisabeth Di Zuzio

Connaissez-vous le  Basic Income Earth Network? Ce réseau international or­ganise des congrès sur le revenu de base inconditionnel, tous les deux ans, dans des villes différentes. En 2002 c'était à Genève, au Bureau International du Travail.

A cette occasion a été créée une association suisse ayant pour but d’étudier et de promouvoir le concept et la pratique du revenu de base (allocation universelle).

Les membres de BIEN-CH sont domiciliés dans toute la Suisse, même si actuelle­ment tout le comité est romand – sauf le président, Albert Jörimann. (Vous pouvez voir leurs noms et leurs photos sur le site internet www. bien-ch.ch). Les publications de BIEN-Suisse sont bilingues, notamment  les "cahiers du revenu de base".

En 2010 a été publié un ouvrage collectif "Le financement d'un revenu de base in­conditionnel". Il contient non seulement la présentation de divers modèles de finan­cement proposés en Suisse, mais encore des modèles proposés en France, en Al­lemagne, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud. (Editions SEISMO, en français ou en allemand, disponible en librairie ou au secrétariat de Bien-Suisse).

Lorsque l'initiative populaire a été lancée, l'association BIEN-Suisse n'a pas hésité une seconde à la soutenir ! Un des membres du comité, Gabriel Barta, est devenu membre du comité d'initiative;  l'association met toutes ses forces dans récolte de signature, surtout en Suisse romande. Vous pouvez rencontrer ses membres munis de feuilles de signatures et de stylos dans les rues des villes, dans les festivals, dans les marchés, dans les gares… Ce sont aussi les membres qui gèrent le site internet www.bien-ch.ch, une newsletter et une page Facebook…

Le Printemps du Revenu de base

En relation avec l'initiative populaire fédérale, BIEN-Suisse organise une série de manifestations : Le Printemps du Revenu de base, dont voici le programme :

Deux conférences (organisées avec l'association Eco Attitude) :

Frédéric Bosqué :

Revenu de base inconditionnel et monnaies complémentaires

Le 27 mars 2013 à 20 h. 30,

Maison des Associations, 15 rue des Savoises, Genève

Patrick Viveret :

La Bourse ou la vie. Refonder le pacte social, une nouvelle ap­proche de la ri­chesse.

Le 18 avril 2013, à 19 h., Uni-Bastions, Genève

► Une journée d'étude :

Les prestations sociales et le revenu de base incondi­tionnel ::un socle ou un filet ?

A Ge­nève, le 20 avril, dans les locaux de l'Université Ouvrière 
Place des Grottes 3, 1201 Genève

La manifestation se déroulera en deux parties :

Le matin dès 10 heures :

Projection publique du film "Le revenu de base", suivie d'un débat avec le public, pour que chacun puisse se faire une idée précise du projet de RBI et de l'initiative populaire. Entrée libre.

L'après-midi, de 14 à 16 heures :

Des ateliers citoyens regrouperont des personnes prêtes à réfléchir et échanger sur le thème :  Comment réagiriez-vous si un revenu de base était institué ?

Cinq groupes sont prévus : chômeurs et chômeuses - ayants-droit à l'aide sociale - jeunes en formation, apprentis et étudiants - seniors, plus de 60 ans - personnes re­cevant des prestations de l'AI.

Sont invités à ces ateliers les personnes concernées (celles qui reçoivent actuelle­ment des prestations sociales), ainsi que leur famille, leurs amis, leurs associations, les enseignants, les travailleurs sociaux...

Sur inscription auprès de Bien-Suisse.

***

► Un débat public avec  Philippe Van Parijs

le 21 mai 2013, à Genève (Uni Dufour, auditoire Piaget, 20 h.)

Profitant de la venue de Monsieur Philippe van Parijs (professeur ordinaire à la Fa­culté des sciences économiques, sociales et politiques de l'Université catholique de Louvain), qui participe au séminaire sur la gouvernance globale dirigé par Madame Micheline Calmy-Rey à l'Université de Genève, BIEN-CH  organise un débat

 "La Justice sociale au 21ème siècle. Le revenu de base en question." 

Des rencontres de lecture et discussion :

Pour approfondir nos connaissances en relation avec le revenu de base, échanger avec d’autres personnes intéressées, se préparer pour l'écoute du débat avec Phi­lippe van Parijs, BIEN-Suisse  propose aussi des rencontres autour du livre

« L’Allocation Universelle » de Yannick Vanderborght et Philippe Van Parijs, Editions la Découverte, Paris 2005.

Les jeudi 4, 11 et 25 avril, 18.00-20.00, à Lausanne, Buffet de la Gare.

BIEN-Suisse
Case postale 44
1292 Chambésy

http://bien-ch.ch/fr

info@bien-ch.ch

* Elisabeth Di Zuzio est secrétaire de BIEN-Suisse
 
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Un Jura aux salaires minimums décents

(Unia) La nette acceptation à 54,25% de l'initiative «Pour un Jura aux salaires décents» sonne une éclatante victoire des travailleuses et travailleurs pour des salaires décents et contre le dumping salarial. Ce vote exprime également le ras-le-bol de la population qui n'accepte plus les abus liés à la libre circulation des personnes.

Ce clair avertissement adressé aux autorités et aux milieux économiques doit main­tenant être pris au sérieux. Unia demande que le système des conventions collec­tives de travail, ainsi que les contrôles des salaires soient renforcés.

Premier canton suisse à avoir inscrit le principe d'un salaire minimum dans sa cons­titution, le Jura est désormais le deuxième à l'accepter en votation. La population jurassienne s'est clairement exprimée en faveur d'un système de rémunération social répartissant plus équitablement les richesses. Unia salue avec satisfaction cette belle victoire dans sa lutte nationale pour instaurer des salaires minimums.

Contre le dumping salarial en situation frontalière

Ce vote condamne clairement le scandale des bas salaires et réaffirme la nécessité pour tout salarié-e de pouvoir vivre décemment de son travail. La population juras­sienne a également exprimé son ras-le-bol face au dumping salarial qui sévit dans la région et que seuls des salaires minimums peuvent actuellement enrayer. Cette nette acceptation de l'initiative résonne comme un sérieux avertissement à une partie du patronat qui, rétif aux conventions collectives de travail fixant des salaires minimums, n'a que trop profité de la situation frontalière et de la libre circulation des personnes pour mettre toujours davantage les salaires sous pression.

Conscient de la difficulté à mettre cette initiative en œuvre, Unia estime toutefois que ce coup de semonce doit maintenant être pris au sérieux par le patronat et les auto­rités. Le syndicat demande donc que tous les partenaires (patronat, Etat et syndi­cats) se réunissent au plus vite pour une table ronde sur le sujet.

(Communique par le syndicat Unia, 3 mars 2013)

 

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