Dépôt de l’initiative pour un revenu de base incondi­tionnel

Hälfte / Moitié

(Communiqué) Le vendredi 4 octobre 2013, nous déposerons ensemble l’initiative populaire fédérale pour un revenu de base inconditionnel. Il s’agit d’un événement important pour la Suisse, car l’aboutissement de l’initiative signifie que toutes les citoyennes et tous les citoyens seront invités à considé­rer le revenu de base et à se forger leur propre opinion sur la question.

Dans quelques années, la population se prononcera en se rendant aux urnes pour voter.

Tous les citoyen-ne-s, journalistes et l’ensemble de la population sont chaleu­reuse­ment invités à participer à cet événement majeur. Rendez-vous le ven­dredi 4 octobre à 10 heures sur la place Fédérale, à Berne. Le dépôt des signa­tures valables (dernière information: 116’000) auprès de la Chancellerie fédérale aura lieu à 11 heures. A son issue, un buffet dîner sera servi. Dès 20 heures, tous sont conviés au finissage festif au club culturel « Turnhalle » près de la gare de Berne.

Le Comité d’initiative

http://www.grundeinkommen.ch/herzliche-einladung-zur-einreichung-der-volksinitia­tive/

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La facture sociale, trop cher!
La fracture sociale, pas cher?

Repenser le système en posant les vraies questions

(Communiqué) Il faut imaginer Sisyphe heureux. Ainsi se terminait il y a quelques années ici même l’exposé de Daniel Monnin sur l’évolution du travail social. Com­ment l’imaginer heu­reux quand le personnel des services sociaux est de plus en plus souvent confronté à des situations inextricables, celles de familles, de jeunes, de migrants vivant en situation de grande précarité? Ces personnes ne sont même plus en rupture sociale, ce qui laisserait entendre qu’il y ait eu une fois un lien, mais en désinsertion, en «dé­saffiliation» pour reprendre l’expression de Robert Castel.

L’analyse des situations individuelles ne suffit plus à comprendre la croissance régu­lière des dossiers difficiles, croissance relevée dans tous les cantons. Il faut chercher en amont et interroger le système de protection sociale. Manifeste­ment, il ne répond plus aux problèmes d’exclusion des «oubliés» de la formation, du marché du travail, de la couverture de l’incapacité de travail, voire du dispositif de la libre circulation des personnes et de ses mesures ’accompagnement. L’aide sociale est appelée à résou-dre des problèmes qui ne sont pas de sa compé­tence, parce qu’ils dépassent la sphère individuelle ou familiale et concernent la structure même de la protection so­ciale helvétique et, plus largement, l’ensemble des politiques publiques. Il est impé­ratif de remettre l’intégration sociale au centre de ces politiques et de repenser le principe même de solidarité, que ce soit entre les différents dispositifs d’assuran-ces sociales et d’aide sociale ou entre les niveaux d’intervention, fédéral, cantonal et communal. Le problème est connu. Néanmoins, le projet de loi cadre en matière d’aide sociale, qui aurait été un premier pas dans cette direction, vient d’être enterré. La journée de l’ARTIAS entend poser un constat et esquisser quelques pistes d’ac-tion ou de réflexion. Il faut imaginer Sisyphe heureux mais il aimerait bien qu’on l’aide un peu. 

Jeudi 28 novembre 2013

Lausanne, Palais de Beaulieu

(Bâtiment principal) 

ARTIAS

(en collaboration avec AvenirSocial et SKOS/CSIAS) 

 

Programme

Animation de la journée: Laurent Bonnard, journaliste

9h00 Assemblée générale de l’ARTIAS

9h30 Accueil des participant-es

10h00 Relever les défis et se faire entendre

Les politiques publiques tendent à ignorer les exigences de l’intégration sociale. L’aide sociale fait donc face, depuis 20 ans, à l’explosion de la demande. Elle est cependant loin de connaître ses heures de gloire et tout juste si elle n’est pas tenue pour responsable de la paupérisation qu’elle dénonce… Pourquoi? Comment l’aide sociale pourrait-elle à la fois relever les lourds défis auxquels elle est confrontée et (re)prendre toute sa place, donner de la voix, au sein de notre société?

Michel Cornut, chef du Service social, Ville de Lausanne

Poser les jalons pour l’aide sociale: risques et trajectoires 

Dorothée Guggisberg, secrétaire générale, SKOS/CSIAS

Qui pense quoi du système? Les vues partagées et les divergences entre Confédération et cantons 
 

Ludwig Gärtner, vice-directeur, OFAS

 

12h30 Repas

14h15 Les nécessités d'une grande réforme: propositions pour une assurance générale de revenu

Ruth Gurny, Denknetz

Sortir des régimes dissociés: réflexions et limites 

Yvan Fauchère, juriste, ARTIAS

Imaginer Sisyphe heureux… 

Simon Darioli, chef du Service de l'action sociale du canton du Valais

Conclusion et discussion

Inscription par courrier, par fax (024 557 20 67) ou e-mail (info@artias.ch) jusqu’au 20 novembre 2013. Membres ARTIAS ou CSIAS (Sfr. 140.-), non-membres (Sfr. 165.-).

(Communiqué ARTIAS)

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