Horaires toujours plus chronophages, travail non rémunéré et stress

Hälfte / Moitié

Les délégué(e)s de l'Union syndicale suisse (USS) ont décidé de combattre énergiquement les attaques dirigées contre les horaires de travail réglementés et la protection de la santé. À l'origine de cette décision, il y a les interventions de la conseillère et du conseiller aux États Karin Keller-Sutter et Konrad Graber.

Avec leurs initiatives parlementaires, tous deux ont pris dans leur collimateur l'enregistrement de la durée du travail, les horaires de travail réglementés, le repos nocturne et dominical, le droit à des pauses et la durée hebdomadaire maximum de travail.

Près de la moitié des salarié(e)s seraient touchés et devraient ainsi, en dernière analyse, travailler gratuitement à cause de ce démantèlement de la protection des travailleurs et travailleuses.

Cette flexibilisation aurait des conséquences catastrophiques : le stress et les cas d'épuisement professionnel augmenteraient encore plus, les possibilités de concilier famille et travail seraient encore plus menacées et il deviendrait encore plus difficile de planifier sa vie.

Les délégué(e)s de l'USS veulent s'attaquer résolument aux horaires de travail sans limites. Au lieu de ces derniers, il s'agit bien plutôt d'améliorer la protection contre les risques pour la santé sur les lieux de travail et de prendre des mesures pour que celui-ci soit mieux planifiable. Les délégué(e)s de l'USS exigent une application efficace de la loi sur le travail, surtout davantage de contrôles de la durée du travail par les cantons et la SUVA. Le travail de nuit et le travail du dimanche doivent rester des exceptions absolues. L'enregistrement de la durée du travail et les dispositions sur la durée de repos doivent aussi s'appliquer au télétravail. En outre, dans le travail sur appel, les plans d'intervention et les services de piquet doivent faire l'objet de réglementations obligatoires, les modifications faites au dernier moment ne devant être autorisées qu'en cas d'extrême urgence pour l'entreprise et assorties d'un supplément de salaire de 25 %.

(USS Communiqué, 3.11.2016)

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