Honte au parti socialiste bernois

Oswald Sigg

Accusé de fraude électorale, Ricardo Lumengo vient d’être acquitté par le Tribunal fédéral qui a confirmé le jugement prononcé par la Cour suprême du canton de Berne. Ricardo écrit aussi des articles pour notre service de média Hälfte / Moitié.

Cette décision de la Cour suprême réhabilite juridiquement l’ancien conseiller national socialiste. Et enfonce d’autant plus la démocratie sociale bernoise dans la boue. Elle qui avait retiré sa confiance aussi sec à son ancien candidat immigré dès lors que Lumengo en 2010 avait été condamné en première instance pour fraude électorale.

Reprenons ici l’information donnée par le PS bernois le 11 novembre 2010 dans un communiqué de presse: «C'est la raison pour laquelle le PS canton de Berne a invité aujourd'hui son conseiller national Ricardo Lumengo à démissionner immédiatement en tant que conseiller national, indépendamment des résultats d'un éventuel recours. La direction du PS canton de Berne espère que le conseiller national Ricardo Lumengo tirera les conséquences de ce jugement qui s'imposent et se retirera de la politique. Elle regrette que ce comportement individuel erroné ait également nui à la cause de l'intégration et à l'acceptation des migrantes et migrants dans notre pays.»

La direction du parti devrait aujourd’hui relire attentivement la dernière phrase de son communiqué. Elle qui a bafoué le principe de la présomption d’innocence et qui n’a montré aucun soutien à l’égard d’un camarade qui, pourtant, était depuis longtemps déjà et est encore dans le viseur d’un gang bourgeois de droite. Au contraire: la sentence venait alors à point pour le PS lui donnant l’occasion d’inviter discrètement le condamné provisoire à céder sa place à la Chambre du peuple au Palais fédéral en faveur de l’un des camarades viennent-ensuite sur la liste du parti.

Cette exigence, qui passe pour une insulte à quiconque est doué du sens de la justice, vient précisément d’un parti qui célèbre traditionnellement la solidarité à l’égard de tous les damnés de cette société lors de la fête du 1er mai ou des réunions du parti. Notre harcelé a fait la seule chose qui était correcte: il a quitté le parti.

Maintenant que l’innocence de Lumengo est établie, il ne faut plus attendre des responsables du PS bernois aucune explication. Mais Ricardo doit savoir qu’il se trouve toujours encore beaucoup de camarades qui lèvent maintenant le poing et qui croisent ainsi les doigts pour lui porter chance. Et qui ressentent de la honte pour leur parti.

   

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